Pastels secs sur papier,
50 x 65 cm
price : 400 Euros ( non encadré )
Il y a les joggers qui courent sans but, et des business people qui courent après l'argent, il y a les coureurs de jupons, et il y a moi qui court après les peintures, l'une après l'autre comme un hamster dans sa roue. Parfois, je cours pour me fuir, car la Vie fait peur par son absurdité. Ou plutôt ce sont les sociétés inadaptées aux artistes qui font très peur; Les réseaux sociaux sont les ennemis des artistes. Pour que les algorithmes vous propulsent, il faut être un pro de l'éloquence et de la vente de produits. Voilà exactement des sujets qui n'attirent pas les artistes, ces derniers préférant la solitude de l'atelier, loin de l'agitation et des palpitations absurdes du monde capitaliste. L'intelligence artificielle va encore plus nous rendre invisibles, seuls resteront ceux qui aiment se filmer, se filmer en train de se maquiller, de commenter, de montrer leurs fessiers, ou encore de courir comme des pauvres spermatozoïdes dans un utérus. Que ceux qui courent me montrent le chemin !
Et quand j'accoure , est-ce que je coure à l'envers ? Est-ce que je reviens vers moi-même ?
On n'a jamais vu des vieux courir, c'est parce qu'on est arrivé non ? Donc si je ne cours plus, c'est que je suis morte.
Faire courir mes pastels, c'est espérer les faire voyager, leur donner de l'autonomie ( même s'ils végèteront à vie dans le carton à dessin )
On n'a jamais vu des vieux courir, c'est parce qu'on est arrivé non ? Donc si je ne cours plus, c'est que je suis morte.
Faire courir mes pastels, c'est espérer les faire voyager, leur donner de l'autonomie ( même s'ils végèteront à vie dans le carton à dessin )
Puis-je faire semblant de courir ? Sur place ? ( En bougeant uniquement mes bras pour donner l'illusion ) : eh bien non, c'est impossible.
Le pire c'est lorsque je me mets ce défi stupide d'aller faire un footing : les piétons me doublent.
Le pire c'est lorsque je me mets ce défi stupide d'aller faire un footing : les piétons me doublent.
Inapte à courir avec mon corps, c'est mon esprit qui est vif comme un éclair qui connaît l'endurance incroyable d'être artiste peintre dans ce Monde.
There are joggers running aimlessly, and business people chasing money, there are womanizers, and then there's me, chasing after paintings, one after the other like a hamster on a wheel. Sometimes I run to escape myself, because Life is frightening in its absurdity. Or rather, it's societies ill-suited to artists that are truly frightening; social media is the enemy of artists. To be propelled by algorithms, you have to be a pro at eloquence and product sales. These are precisely the kinds of subjects that don't attract artists, who prefer the solitude of the studio, far from the hustle and bustle and absurd palpitations of the capitalist world. Artificial intelligence will make us even more invisible; only those who like to film themselves will remain—filming themselves putting on makeup, commenting, showing off their behinds, or running around like poor sperm in a uterus. Let those who run show me the way!
And when I run, am I running backwards? Am I running back towards myself?
We've never seen old people run, that's because we've arrived, right? So if I stop running, it means I'm dead.
Making my pastels run is hoping to make them travel, to give them autonomy (even if they'll languish forever in the drawing board).
Can I pretend to run? In place? (By only moving my arms to give the illusion): well, no, it's impossible.
The worst part is when I set myself this stupid challenge of going for a jog: pedestrians overtake me. Incapable of running with my body, it's my mind, quick as lightning, that knows the incredible endurance of being a painter in this world.

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